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Patrimoine Islamique

Patrimoine Islamique

En débarquant en Algérie en 1518, les Ottomans vont laisser des empreintes indélébiles dans l’histoire de l’art, de l’architecture, mais aussi l’art de vivre, qui demeurent encore vivants de nos jours. Un art qui sera illustré d’une belle manière dans les magnifiques miniatures de Mohamed Racim, immortalisées dans deux séries de trois timbres chacune émises en 1965 et 1966, où l’on retrouve dans des décors fabuleux des scènes de musiciens, de musiciennes, d’une princesse, d’un cavalier, de la toilette de la mariée et surtout de la fameuse miniature de Barberousse dans une posture de conquérant.

Cette représentation de l’art musulman sera reprise en 1967 par Ali Ali Khodja dans le timbre du Musée du Bardo, construit vers 1780 par Mustapha Ben Omar, un riche notable tunisien exilé. Le faste de cette période, riche en événements, demeure marqué par la domination des Ottomans sur la Méditerranée entre le XVIIe et le XVIIIe siècles. Une époque qui a été illustrée dans la belle série des armes du XVIIIe siècle (fusil, sabre et pistolet) de Mohamed Temmam et parue en 1970, mais surtout par les magnifiques dessins de Ali Ali Khodja, représentant les navires de cette époque (Galère et Chebek) sur les deux timbres émis en 1981.

Les œuvres architecturales des Ottomans paraîtront d’abord à travers la mosquée Ketchaoua, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, et qui figure sur l’un des plus célèbres timbres à usage courant en Algérie, dessiné par Bachir Yelles et émis en 1975. Des beautés des monuments historiques, comme les mosaïques du palais du Bey de Constantine, l’oratoire de la médersa de Tlemcen et le palais du Dey d’Alger, seront illustrées dans une série parue en 1975.

Un panorama historique de l’époque ottomane a trouvé sa meilleure expression dans la fameuse série Vues de l’Algérie avant 1830, de 13 timbres, parue entre 1982 et 1984, où l’on peut admirer les beaux paysages, les monuments religieux et les sites naturels d’Alger, Constantine, Oran, Tlemcen, Béjaïa, Mostaganem et Koléa. Mais tout ce que les Ottomans ont réalisé de plus beau demeure sans conteste ces magnifiques maisons illustrées dans deux séries de Ali Kerbouche, émises en 1986 (Dar Aziza, Dar El Hamra et Dar Mustapha Pacha) et en 1996 (Dar Hassan Pacha, Dar Khedaouedj, le palais des Raïs et la villa Abdeltif).

Après une émission de trois timbres en 2001 de Sid Ahmed Bentounes sur la monnaie ottomane, le deux derniers-nés des timbres de cette époque ont été ceux du palais d’El Hadj Ahmed Bey de Constantine, tiré des oubliettes grâce à une œuvre de Ali Kerbouche, émise en avril 2015 à l’occasion de l’événement Constantine capitale de la culture arabe 2015.

(Article publié par le quotidien EL-WATAN, le 15/10/2015 : Cliquez-ici pour le consulter.)

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