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Une heureuse surprise pour les philatélistes passionnés de la thématique des poissons. La Poste algérienne entame l’année 2016 par une série de deux timbres réalisés par Ali Kerbouche, émis le 20 janvier en cours. Les figurines illustrent deux espèces de poissons : La rascasse rouge (Scorpaena scorfa) et le mulet à grosse tête, plus connu aussi par le bourri (Mugil cephalus).

Les deux timbres sont de valeurs faciales de 25 et 50 DA. Cette nouvelle série paraît trois ans après la dernière émission de cette thématique, œuvre du même dessinateur, illustrant La carpe de roseau (Ctenopharyngodon idella), un poisson des fleuves élevé en aquaculture. En examinant les émissions philatéliques en Algérie depuis 1962, on notera que la thématique des poissons demeure encore parmi les plus pauvres, contrairement par exemple à celle des oiseaux qui se trouve bien étoffée, offrant le choix aux collectionneurs de développer aussi des sous-thèmes. Il faut remonter au 21 février 1985 pour voir la parution de la première émission sur les poissons des côtes algériennes, grâce à quatre timbres dessinés et parus chez l’imprimeur Harrison and sons.

Des figurines illustrant le thon rouge (0,5 DA), la daurade (0,8 DA), le merou brun ou noir (2,40 DA) et l’émissole lisse (2,80 DA). Dans la foulée, une seconde émission fera son apparition quatre ans plus tard, soit le 26 octobre 1989. Sid-Ahmed Bentounes dessinera les figurines de la bonite à dos rayé (1 DA), le Saint-Pierre (1,80 DA), le pironneau (2,9 DA) et l’espadon (3,30 DA).

L’engouement pour cette thématique connaîtra un fléchissement chez les collectionneurs, puisqu’il faudra attendre encore dix ans pour assister à la naissance d’une nouvelle émission. Le 15/9/1999, Ali Kerbouche signera quatre beaux timbres, sortis pour la première fois des imprimeries de la Banque centrale d’Algérie. On y découvre le denté (5 DA), le rouget de roche (10 DA), le bossu (20 DA) et le sar (24 DA). En 30 ans, la Poste algérienne n’a produit que cinq émissions dans la thématique des poissons, soit seulement 15 timbres représentant autant d’espèces. Insignifiant au vu des richesses de la faune marine algérienne.

On n’a qu’à s’inspirer ou se référer au fameux Atlas des poissons des côtes algériennes de William Goeau Brissonière, paru chez l’éditeur Imbert à Alger en 1956, mais aussi Le catalogue des poissons des côtes algériennes des auteurs Dieuzeide, Novella et Roland, paru également chez Imbert en 1953. Une documentation richement illustrée qui démontre que les fonds marins de l’Algérie recèlent plus de 120 espèces de poissons.

Des espèces qui attendent d’être couchées sur des timbres poste, en citant, entre autres, l’allache, la liche, le chinchard à queue jaune (saurel), le maquereau, le grondin, l’oblade, la saupe (chalpa), le pageot, le pagre, le barbier et le bar commun (loup de mer), ceci pour les plus connues. Mais pour des raisons liées au pouvoir d’achat, il est connu que l’Algérien n’est pas un grand consommateur de poissons. Encore, il n’est pas bien branché en matière de culture de consommation, surtout que ce qui est proposé dans nos poissonneries ne dépasse pas le 10e de ce que renferment nos 1200 km de côtes.

(Article publié par le quotidien EL-WATAN, le 28/01/2016 : Cliquez-ici pour le consulter.)

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