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Très répandue dans la région humide d’El Kala, la renouée poivre d’eau, connue sous le nom scientifique de Persicaria hydropiper, est une plante médicinale souvent utilisée pour ses propriétés stimulantes, diurétiques mais aussi ses vertus antioxydantes, antibactériennes et anti-inflammatoires.

Recommandée pour pallier aux troubles du foie et du rein, grâce à ses fleurs et ses racines, le tebbaq, ou Eupatorium cannabinum, est une plante médicinale qui se développe surtout dans les régions humides montagneuses de l’Algérie. Illustrées sur deux timbres de valeurs 10 et 25 DA, dessinés par Sid-Ahmed Bentounes, émis par Algérie Poste le 10 février dernier, ces deux plantes viennent enrichir un beau bouquet de timbres consacrés à cette thématique.

Entamée le 27 mai 1982, cette dernière revient pratiquement tous les dix ans, révélant une richesse de la nature en Algérie, avec ces centaines de plantes aux vertus de remèdes, inventoriées et classées. Dans une première série dessinée par Kamreddine Krim, les philatélistes découvriront le Callitris articulata (Thuya de Berberie), riche en huiles industrielles, dont le camphre et le cédrol, mais aussi l’une des plantes les plus populaires en Algérie, Artémisia herba alba ou l’armoise herbe blanche (chih en arabe), plus connue aussi par l’absinthe du désert, décrite par l’historien grec Xénophon au IVe siècle avant J.-C.

Une plante conseillée pour les maux gastro-intestinaux, connue aussi pour ses vertus antidiabétiques et purgatives. Dans la même série, figure également le Ricinus communis, ou ricin commun, source de l’huile de ricin, utilisé comme lubrifiant, et en cosmétique pour accélérer la pousse des cheveux, mais aussi comme poison contre les rongeurs. L’autre plante très en vogue est le Thymus fontanesii ou thym (zaâter en arabe), très utilisé comme antispasmodique, antitussif et antiseptique. Dix ans plus tard, le 23/9/1992, le même dessinateur mettra au jour une seconde série qui révélera la plante du bugle musqué (chandgoura en arabe), indiquée contre les douleurs de l’estomac et des dents, et l’ulcère gastrique.

L’on découvre également le Nerprun alaterne (mlilis en arabe), utilisé pour avoir une teinture jaune, dont les feuilles sont recommandées contre les maux de gorge. Le chardon Marie, illustré dans cette série, est une plante dont les Grecs anciens utilisaient le jus mélangé avec du miel pour traiter les troubles hépatiques et biliaires. La lavande stoéchade (helhal en arabe) permet grâce à ses huiles de soigner les otites et les dermatoses.

On connaîtra encore plus de ces remèdes en 2002 grâce à trois timbres signés Sid-Ahmed Bentounes. Il s’agit de l’eucalyptus globulus, que tout le monde continue d’utiliser comme antiseptique aérien, et dont les huiles sont très efficaces contre les encombrements bronchiques et la rhinopharyngite. Très connue aussi, la mauve des bois ou Malva sylvestris est conseillée pour les gastrites et les ulcères.

On ne parlera pas assez du célèbre laurier commun ou Laurus nobilis (rande en arabe) utilisé dans la cuisine pour l’arôme de ses feuilles, recommandé aussi pour les crampes abdominales, mais on sait surtout qu’il entre dans la fabrication du savon d’Alep. Le même dessinateur signera trois nouveaux timbres en 2012, consacrés à Globularia vulgaris, plus connue pour ses vertus contre les troubles digestifs et la constipation. On citera également le trèfle d’eau ou Menyanthes trifoliata utilisé depuis l’antiquité comme apéritif et pour soigner les douleurs rhumatismales et la fièvre.

On le recommandait surtout pour les femmes qui désirent prendre des kilos en plus. La plus originale des plantes de cette série est la fameuse Glycyrrhiza glabra, (en grec Glycyrrhiza veut dire racine sucrée) ou la fameuse réglisse. Cette célèbre friandise appréciée par les enfants est aussi efficace contre les inflammations digestives, les gastrites, la toux et les aphtes. Des plantes populaires très présentes chez les herboristes, mais aussi très prisées par les Algériens, en ces temps de disette. Un bon conseil pour les adeptes de ces plantes, c’est d’abord de consulter toujours un professionnel et de consommer ces remèdes avec modération.

(Article publié par le quotidien EL-WATAN, le 03/03/2016 : Cliquez-ici pour le consulter.)

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