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Plus d’un demi-siècle après l’indépendance, Oran El Bahia n’a pas eu jusqu’à ce jour la place qu’elle mérite dans l’histoire philatélique algérienne. Ancienne capitale du Beylik de l’ouest, deuxième grande métropole de l’Algérie, grand pôle économique, cité aux mille facettes, riche d’un patrimoine historique et culturel incomparables, gâtée par Dame Nature, qui l’a dotée de ses plus beaux rivages et sites naturels, «Wahran» mérite de figurer dans les plus belles collections de timbres-poste.

Le 27/9/1964, Oran fait son «baptême philatélique» dans un timbre dessiné par Choukri Mesli, illustrant le fameux complexe d’Arzew, celui qui fait encore la fierté de l’industrie algérienne. Il sera suivi par le port de la ville, porté sur une très belle figurine réalisée par Ismaïl Samsom et parue le 26/2/1972 dans la série de la Poste algérienne.

La ville d’Oran sera également présente dans la fameuse émission «Vues d’Algérie avant 1830», où l’on retrouve une illustration de la Porte de la ville dans la deuxième série parue en 1984. Pendant 21 ans, la ville d’Oran et sa région seront pratiquement oubliées, hormis trois timbres sans envergure consacrés à l’Université des sciences et des technologies (USTO) dans la série des universités, émise en 1987, sur dessin de Kamreddine Krim, l’aéroport d’Es Senia (série des aérodromes algériens), dessiné par Sid-Ahmed Bentounes en 1989, puis le port d’Arzew, illustré en 1993 par Kamreddine Krim.

Ce n’est finalement qu’à partir de 2005, et au gré des émissions, que les philatélistes algériens, amoureux de découvertes et de thématiques à enrichir commencent vraiment à apprécier les merveilles historiques, architecturales, mais aussi les vestiges culturels de la ville. Le dessinateur Ali Kerbouche entame déjà le bal avec la série des Forts, avec un très beau «clin d’œil philatélique» pour le Fort Santa Cruz, celui-là même qui a souffert durant des années de l’oubli et de la négligence, avant d’être réhabilité grâce au dévouement des amoureux du patrimoine, dont la dynamique association Bel Horizon.

On ne peut visiter Oran sans marquer une halte au luxuriant Jardin Ibn Badis (ex-Promenade de Létang), datant de 1847, et qui continue de faire le bonheur des Oranais et des visiteurs de la ville. Un site qui paraîtra sur un beau timbre à la hauteur de sa dimension populaire et touristique, dessiné également par Ali Kerbouche et émis en 2007. La même année, le dessinateur Sid Ahmed Bentounes, qui a été l’initiateur de la première série de timbres consacrés aux théâtres nationaux, a choisi d’illustrer le lieu culte et le temple du 4e art dans la ville.

L’année suivante, un autre joyau architectural, celui de la gare ferroviaire d’Oran, qui a tant figuré sur les cartes postales de la ville, sera le sujet d’un timbre dessiné par Ali Kerbouche. Les événements se succèdent pour la deuxième ville d’Algérie, qui a abrité en 2010 la 16e conférence internationale du GNL, avec en prime un timbre commémorant cette rencontre, illustrant une vue générale d’Oran, œuvre de Kamreddine Krim. «La randonnée philatélique oranaise» se poursuit en 2011, avec une figurine consacrée à la recette principale de la Poste, dessinée par Ali Kerbouche. Deux ans plus tard,Sid Ahmed Bentounes revient à son tour avec un timbre sur le fameux tramway rouge, devenu lui aussi un des symboles de la ville. Choisie pour organiser les Jeux méditerranéens de 2021, Oran sera dotée d’un magnifique complexe olympique, illustré sur un timbre paru en 2014. Fervent dessinateur des sites culturels, Ali Kerbouche terminera cette saga avec une série sortie au mois de mai dernier et réservée aux musées nationaux, où l’on retrouvera le musée national Zabana.

Malgré tout cela, Oran est une ville qui a le droit de figurer en bonne place dans le catalogue philatélique algérien. Les philatélistes attendront encore une mise en valeur de ses sites touristiques et son patrimoine culturel, à l’image du Mont Murdjadjo, le siège de la mairie, le Front de mer, la Mosquée Ben Badis, Sidi El Houari, Mers El Kebir, Le Rosalcazar (Bordj El Ahmar), les rivages, la vieille médina, le palais du Bey et la mosquée du Pacha, pour ne citer que ceux-là.

(Article publié par le quotidien EL-WATAN, le 12/05/2016 : Cliquez-ici pour le consulter.)

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