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Jamais une série de timbres-poste à usage courant n’a suscité autant d’engouement chez les spécialistes de la philatélie en Algérie, que celle émise sous le thème «Vues d’Algérie avant 1830». Etudes, expertises, analyse des variétés, des nuances, mais aussi des ratages, presque tout a été dit et écrit sur cette série culte dans l’histoire de la philatélie algérienne. Pour les amateurs et les néophytes, cette série, unique en son genre, a surtout marqué les mémoires à travers des vignettes aperçues sur le courrier ou achetées pour l’usage courant. Ces timbres, imprimés à des centaines de millions d’exemplaires, ont surtout beaucoup voyagé.

Lancée le 13/5/1982, la première série révèle des images de l’Algérie d’avant 1830, où l’on découvre le fameux timbre à 0,80 DA marron clair, illustrant Djamaâ Djedid, avec une partie de l’Amirauté, et en premier plan les remparts de la ville, surplombant la côte, où reposent des barques de pêcheurs. Un site qui deviendra plus tard la Pêcherie d’Alger. La même émission compte également un timbre de 2,40 DA de la mosquée Sidi Boumediène, à Tlemcen, et une figurine du jardin verdoyant du Dey d’Alger (3,00 DA).

Cette première série donnera le ton pour la parution d’autres séries imprimées en offset, avec un format standard de 32mmx22mm. La deuxième série verra le jour le 26/1/1984, avec quatre timbres illustrant La porte d’Oran (0,10 DA), La mosquée Sidi Abderrahmane Thaâlibi d’Alger (1,00 DA), La ville de Béjaïa (2,00 DA), et une vue de Constantine (4,00 DA). Une troisième série viendra enrichir le paysage avec la parution, le 19/7/1984, de trois nouveaux timbres de la vallée Mustapha Pacha d’Alger (0,05DA), une vue du Faubourg de Bab Azzoun à Alger (0,20 DA) et une vue de Mostaganem (0,70 DA).

La quatrième et dernière série des «Vues d’Algérie d’avant 1830» a été émise le 18/10/1984. Elle compte trois valeurs : voûte de l’Amirauté d’Alger (0,30 DA), vue d’El Goléa (0,40 DA) et L’aqueduc d’Alger (0,50). Il est à noter que sept timbres de toute la série (1982 à 1984) ont été reproduits sous d’autres valeurs entre 1989 et 1992. Ces multiples reproductions et ces tirages répétés par centaines de millions d’exemplaires durant plusieurs années, n’ayant pas connu tous les mêmes qualités de papier, d’encre, de gomme et même de perforation, ont été à l’origine de particularités, de variétés et même de quelques «pépites», donnant une matière d’étude à de nombreux passionnés, dont certains sont devenus de véritables experts en la matière.

Il suffit de consulter le site www.philateliedz.com, animé par notre ami et collègue Ismaïl Amer El Khedoud, et dans lequel on trouve tout un dossier consacré à ce sujet passionnant et instructif. L’on peut toutefois remarquer que sur les treize timbres émis entre 1982 et 1984, sept villes seulement y ont été représentées, avec une prédominance d’Alger illustrée dans 7 vignettes, soit plus de la moitié.

On regrette tout de même que d’autres villes, dont on peut trouver des photos d’avant 1830 (il suffit juste de chercher), soient absentes de ce «concert philatélique», malgré le rôle qu’elles ont joué durant l’époque ottomane, à l’exemple de Médéa, ancienne capitale du Beylik du Titteri, mais aussi Ténès, Blida, Jijel (base des frères Barberousse), Mila et d’autres, car il est établi historiquement que le très vaste territoire algérien ne se limitait pas uniquement à sept villes avant 1830.

(Article publié par le quotidien EL-WATAN, le 26/05/2016 : Cliquez-ici pour le consulter.)

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