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Ali Ali-Khodja, l’artiste au parcours atypique

ALi Khodja

Dans l’histoire de la Poste algérienne, la période post-indépendance a été une phase transitoire marquée par certaines émissions postales qui ne sont autres que des timbres de l’époque coloniale utilisés entre le 5 juillet et le 1er novembre 1962, avec la surcharge EA (Etat algérien), apposée avec tampon à main, ou en procédé typographique. Il s’agit des timbres-taxes, des gerbes de blé, de cinq valeurs dessinés par Coriot-Gandon, et le timbre de la moissonneuse de Piel-Mulier, celui de Marianne de Decaris, les Gorges de Kherata de Spitz-Cami, la mosquée de Tlemcen de Pheulpin et le timbre illustrant les anciennes portes de Lodi à Médéa, de Combet.

La première émission algérienne officielle portée sur le catalogue des timbres-poste algériens sera le fameux 1+9 dessiné par le Français Vallée. Mais il faudra attendre la célébration du premier anniversaire de l’indépendance pour voir naître le premier timbre commémoratif purement algérien, signé par l’illustre peintre Ali Ali-Khodja, le doyen des dessinateurs de timbres-poste algériens. Il était parmi les premiers peintres à faire le bonheur des collectionneurs de timbres, durant la période faste du timbre algérien dans les années 1970 à 1980. Avec Ali Ali-Khodja, il y avait aussi d’autres signatures prestigieuses de la peinture algérienne, tels Mohamed Temmam, M’hamed Issiakhem, Racim, Baya et autres. Ali Ali-Khodja a été honoré, le 1er octobre 2007, à l’occasion d’une soirée organisée par Algérie Poste à l’hôtel El Aurassi. Premier du genre, cet hommage tant attendu a été une reconnaissance du talent de cet artiste au parcours atypique.

Né à Alger le 13 janvier 1923, Ali Ali-Khodja est issu d’une vieille famille ottomane. Il a grandi dans un milieu artistique, puisque ses oncles maternels, qui l’ont recueilli après la mort de son père en 1927, ne sont autres que les miniaturistes Omar et Mohamed Racim. A l’âge de 10 ans, il est déjà l’élève de Omar Racim aux cours de calligraphie et d’enluminure à l’Ecole des beaux-arts d’Alger. Il exposait déjà dans plusieurs salons dès 1941, alors qu’il n’avait que 18 ans. Nommé au Musée des arts et traditions populaires de 1948 à 1961, il est ensuite recruté comme professeur de décoration par l’Ecole des beaux-arts d’Alger où il enseignera jusqu’en 1994. A partir du 5 juillet 1963, il dessine 26 timbres-poste algériens d’une extrême richesse artistique, autour de plusieurs thèmes, dont les derniers représentant des bateaux de l’époque turque, qui avaient été émis le 17 décembre 1981. Il est également le dessinateur des armoiries de la ville d’Alger. Il est décédé le 7 février 2010 à l’âge de 87 ans.

(Article publié par le quotidien EL-WATAN, le 04/12/2014 : Cliquez-ici pour le consulter.)

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