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Constantine

Merveille naturelle unique au monde, les gorges du Rhumel ont été le premier site de la ville du Vieux Rocher à être illustrées sur timbre-poste. Ce fut à l’occasion d’une émission de la série «Poste aérienne» d’une valeur de 4 DA, dessinée par Ismaïl Samsom, parue le 26 février 1972. Il s’agit du second site à faire l’objet d’un timbre après les gorges de Kherrata (1/11/1962) et avant les gorges d’El Kantara (17/2/1977).

Ce sera le début d’une série de 17 timbres consacrés à la ville de Constantine depuis l’indépendance à nos jours. Ce qui fait de l’antique Cirta la seconde ville en Algérie la plus présente sur le catalogue des timbres-poste algériens, après Alger, bien sûr, qui a eu droit, elle, à 33 timbres. Un nombre assez important comparativement à d’autres grandes villes, mais qui demeure en deçà de ce que compte la capitale de l’Est comme patrimoine historique et culturel.

Mais parmi les plus beaux timbres consacrés à la ville de Ben Badis, l’on citera surtout celui illustrant une mosaïque du Palais du Bey, émis le 20/12/1975, même si le palais lui-même, véritable merveille architecturale, n’a jamais fait l’objet d’une émission philatélique à ce jour.

Constantine sera également présente dans la fameuse série d’usage courant «Vue d’Algérie avant 1830», la deuxième du genre émise le 26/1/1984, après une première parue le 13/5/1982. Dans ce timbre de couleur rouge, d’une valeur de 4 DA, on y voit une illustration de la ville sur le rocher entouré par la vallée du Rhumel, d’après une photo prise avant l’expédition française.

Le même timbre, d’une valeur de 4,20 DA, de couleur verte, sera repris le 21/3/1991. Une autre vue de Constantine a également fait l’objet d’un timbre émis le 26/1/1989, illustrant encore une fois le rocher et le fameux pont Sidi M’cid, dessiné par Kamar-Eddine Krim. La même émission avait fait l’objet d’un carnet de 5 timbres paru le même jour.

C’est à partir de 1987 que les philatélistes découvriront les sites et vestiges de la ville grâce à une première série consacrée aux universités algériennes, où figuraient l’université Mentouri, œuvre du géant Oscar Niemeyer, et l’université Emir Abdelkader des sciences islamiques.

Dans le registre du patrimoine historique et archéologique, l’on citera le mausolée de Massinissa, objet d’une émission sur les monuments numides parue en 1993. En ville, c’est la médersa de la rue Larbi Ben M’hidi qui fut à l’honneur en 2005, suivie de la gare ferroviaire en 2008, la recette principale ou la Grande-Poste de la place de la Brèche en 2011 et le quartier de La Casbah en 2012.

Mais la plus belle des émissions consacrées à Constantine demeure, sans aucune concurrence, le fameux bloc illustrant les prestigieux ponts reliant les deux rives du Rhumel (Bab El Kantara, Sidi Rached, Sidi M’cid et Mellah Slimane).

Une véritable œuvre d’art réalisée par Ali Kerbouche et émise en 2008. Côté réalisations, on n’omettra pas de signaler l’émission de deux timbres en 2013. Le premier a été consacré au téléphérique de Constantine, inauguré en 2008, alors que le second a illustré le dernier-né des ouvrages d’art de la ville, le pont Salah Bey.

Constantine, qui sera à partir d’aujourd’hui et durant une année la Capitale de la culture arabe, regorge encore de sites et de vestiges à mettre en valeur. Il s’agit surtout du site de Tiddis, les grottes des Mouflons, de l’Ours et des Pigeons, les vieilles mosquées, le mausolée de Sidi Rached, la vieille Médina classée patrimoine national, mais aussi le célèbre Monument aux morts très visité et très présent sur les cartes postales de la ville, mais qui n’a jamais fait l’objet d’un timbre-poste.

(Article publié par le quotidien EL-WATAN, le 16/04/2015 : Cliquez-ici pour le consulter.)

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