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Biographie du dessinateur

Baya, de son vrai nom Fatma Haddad, a fait l’exception puisque son talent a été reconnu et salué par Picasso, Maeght et Breton. Née à Bordj El Kiffan, dans la banlieue d’Alger, en 1931, elle est d’abord recueillie par sa grand-mère qui travaille pour une famille de colons puis par Marguerite, la soeur de la patronne, qui la prend chez elle à Alger. Marguerite est une amie de Mireille et Jean de Maisonseul, conservateur du Musée d’Alger, et son mari est un amateur d’art. Le cadre est des plus agréables et l’enfant a envie de s’exprimer par le dessin pour exorciser sa douleur et ses traumatismes. Le résultat est surprenant. Baya, qui n’a que 11 ans, affiche déjà des prédispositions sûres. C’est d’abord le sculpteur Jean Peyrissac qui découvre son talent, puis Aimé Maeght, en 1946. L’année d’après, ce dernier l’invite à exposer dans sa galerie parisienne. André Breton, qui préface le catalogue, rédige un texte des plus élogieux. Picasso découvre le génie de Baya lors du séjour qu’elle accomplit à Vallauris, en France. L’originalité des terres cuites qu’elle réalise séduit le maître. L’adolescente joue désormais dans la cour des grands. Même Jean Sénac ne peut s’empêcher de lui dédier ses plus beaux vers. Après son mariage en 1953 avec le chanteur- compositeur El Hadj Mahieddine El Mahfoud, Baya, qui vit désormais à Blida, se consacre entièrement à sa famille. Mais au lendemain de l’indépendance, une exposition rétrospective la replonge dans l’effervescence de la création. Elle renoue pour de bon avec sa passion, multipliant les expositions en Algérie, puis un peu partout à travers le monde, du Maghreb au Japon, en passant par l’Europe et l’Amérique du Sud. Baya s’éteint dans la nuit du lundi 11 novembre 1998 à Blida à la veille de ses 68 ans.

Source : Encyclopédie du timbre-poste d'Algérie

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