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Revue de presse :

On fait souvent appel à un dessinateur pour la conception du timbre. Les dates historiques, les fêtes nationales et internationales sont autant de dates qui justifient la sortie d'un nouveau timbre. Il s'avère être un élément important dans la compréhension et la reconstitution de l'Histoire.
On peut figer un événement dans un simple morceau de papier, mais pour arriver à ce stade, il a fallu tout un travail acharné qui est loin d'être une sinécure. La nouveauté, cette année, reste incontestablement le timbre gaufré. Une véritable prouesse, aux dires des connaisseurs.
En vente dans tous les bureaux de poste, depuis le 26 avril, ce timbre a la particularité d'avoir une surface en relief. Une saillie représentant des actes juridiques. Il a été conçu par l'imprimeur Cartor, selon le procédé de la lithographie.
Pour les férus de la philatélie, ce timbre est parfait à classer dans une thématique se référant à l'histoire antique de l'Algérie puisqu'il illustre les fameuses tablettes en bois de cèdre de l'époque vandale, appelées Tablettes Albertini du nom d'un archéologue français, le premier à les avoir étudiées.
Sur le bulletin de naissance dudit timbre, on peut se renseigner sur l'origine, mais aussi l'usage auquel étaient destinées les tablettes. Ainsi, on apprend qu'elles remontent à l'an 493 et 494 et révèlent un nombre important d'actes juridiques privés : achats, contrats, etc. Elles nous renseignent également sur la nature des transactions par leur officialisation et portent le nom du roi qui régnait à l'époque.
Elles sont aussi une source appréciable d'informations sur la nature du contrat, la garantie, la souscription du vendeur, les noms des témoins et la signature du scribe. On apprend, par ailleurs, que «les tablettes ont été découvertes en 1928 à Morsott (Tébessa) par des paysans. Elles sont réparties en deux groupes distincts.
Le premier est composé, en majorité, d'actes de vente de biens, d'esclaves ainsi que la dot des jeunes filles. Le deuxième comporte essentiellement des fragments dont beaucoup sont incomplets». A signaler que ces tablettes sont conservées au Musée national des Antiquités d'Alger.
Ces oeuvres anciennes ont été récemment exposées en Suède où elles ont été restaurées. Les concepteurs du timbre gaufré ont choisi deux actes pour cette quatrième émission de l'année en cours.
L'un, établi le 5 juin 494, stipule la vente d'un jeune esclave et l'autre, une tablette de calcul datée du 5 juin 493, faisant partie d'un acte triptyque (trois volets).
L'intérêt du timbre en Algérie réside dans le fait, eu égard aux pages tronquées de l'histoire nationale, qu'il participe comme le ferait un manuscrit, à archiver des données sur des événements importants ainsi que les personnalités clés qui ont marqué de leur empreinte la culture, la politique ou encore la lutte armée du pays.
Les timbres sont autant de fenêtres sur l'Histoire. Les services postaux comptent à leur actif des milliers de timbres.

F. H.

- Le premier timbre algérien a été émis en 1958 dans la clandestinité. Réalisé sous le thème «Chouhada» et tiré à 120 000 exemplaires, il a été vendu à 10 DA. 9 DA devaient revenir aux caisses de solidarité. Plus tard, on reprit les anciens timbres conçus à l'époque coloniale et représentant les sites algériens. Dans ce genre de prestation, les artistes peintres, notamment les miniaturistes sont sollicités pour un travail de pointe. D'autres timbres font, également, partie du répertoire des postes.
Ils ont trait à la préhistoire, aux fresques rupestres du Tassili, aux mosaïques romaines, à l'invasion des Arabes et enfin à celle des Turcs. On dénombre, à titre d'exemple, huit timbres sur l'émir Abdelkader et deux sur Cheikh Bouamama. En l'an 2000, quatre timbres célébraient des hommes de culture. Ali Maâchi, Mustapha Kateb, Mohamed Racim et le dernier Mohammed Dib. A ce sujet, M. Istiten explique qu'on ne «timbrifie» pas les morts. Aux Etats unis, il existe un décret qui n'autorise la représentation des morts seulement 15 ans après leur décès.

F. H.

Source : InfoSoir

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