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Le timbre collé à la peau

Aâmi Chérif vient de Blida. Il a la collection des timbres dans la peau. Depuis qu'il est retraité, c'est son occupation préférée. Il se lève tôt le matin pour se rendre à Alger, muni de son baluchon où il met pêle-mêle albums rares et nouveaux. Il répète les mêmes gestes qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente. La canicule, non plus, ne le dissuade pas.

Il espère tirer profit de ses reproductions de cartes du terroir, mais surtout tomber sur un timbre intéressant. Les transactions se font sur place et au pied levé avec d'autres philatélistes ou tout bonnement avec des amateurs intéressés juste par la revente de leurs produits.

Quand il arrive à 8 heures, il se dit que peut-être aujourd'hui, il fera une bonne «pêche». Sur son étal, il a rassemblé et ce, depuis des années, des pièces importantes. «Mon plaisir, dit-il, c'est de vendre et d'acheter les timbres.» Il raconte qu'il a commencé à s'intéresser au timbre juste après sa retraite, il y a quelque temps.

Il ne pensait pas que le fait de se procurer un timbre de valeur allait être si vital pour lui. «La passion peut être perçue volontiers comme une folie, reconnaît-il. Les gens ont du mal à comprendre qu'on puisse perdre son temps à courir, à droite et à gauche, pour dénicher la perle rare.

Cela demande beaucoup d'énergie et beaucoup de patience. Chez nous, la philatélie est dénigrée alors que c'est un domaine qui regroupe le plus de collectionneurs au monde.» Chez lui, ce n'est guère facile. Sa femme est excédée par cette passion qui lui ronge les tripes. «Ma femme se plaint que ma collection occupe trop de place. Il est vrai aussi que je ne suis pas un modèle de rangement !», s'esclaffe-t-il.

Le week-end est le moment où les membres de l'Association de la philatélie, dont il fait partie, se réunissent pour discuter des activités à entreprendre. C'est aussi l'occasion de faire des échanges de pièces recueillies ou encore de se concerter sur l'avenir de leur association. Cela déchaîne des débats houleux, car si leur entité active depuis deux ans, elle n'a, pour autant, pas évolué d'un iota. Beaucoup de choses la perturbent.

Aux dires de ses membres, la tutelle n'est pas très coopérative et prend rarement leurs propositions en considération. Et pourtant, il y a beaucoup de défaillances qu'il faudra pallier.

En Algérie, estiment-ils, ce ne sont pas les événements qui manquent. Nos personnalités historiques méritent d'avoir leur place d'honneur. Ils déplorent également la mise en veilleuse, depuis 1990, de la commission consultative au niveau des postes et des télécommunications qui était d'un apport considérable dans le choix des thèmes.

Outre l'obtention d'un siège, les membres de l'association ambitionnent de créer une fédération nationale qui regrouperait l'ensemble des philatélistes algériens afin de pouvoir adhérer à la fédération internationale.

Source : InfoSoir

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